Dosages hormonaux en fertilité
Les dosages hormonaux sanguins sont souvent utilisés pour étudier les causes hormonales des cycles menstruels irréguliers: syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), aménorrhée secondaire, faible réserve ovarienne, périménopause / ménopause, insuffisance ovarienne prématurée (FSH, LH, E2, PRL), pour évaluer la réserve ovarienne (AMH), pour détecter les anomalies thyroïdiennes (TSH, fT4, fT3, anticorps anti-TPO) ou pour diagnostiquer le syndrome des ovaires polykystiques.
Hormone folliculostimulante (FSH)
L’hormone folliculostimulante est une hormone glycoprotéique sécrétée par l’hypophyse antérieure. Chez la femme, elle joue un rôle primordial dans la croissance et la maturation du follicule ovarien et dans la production d’hormones. Dans la pratique clinique quotidienne, nous utilisons le dosage d’FSH basale (généralement programmée au début du cycle menstruel entre J2-5) pour diagnostiquer la faible réserve ovarienne, la périménopause / ménopause, l’insuffisance ovarienne prématurée et en cas de cycles menstruels irréguliers ou absents.
Hormone lutéinisante (LH)
L’hormone lutéinisante est aussi une hormone glycoprotéique sécrétée par l’hypophyse antérieure. Chez la femme, elle joue un rôle fondamental dans la croissance et la maturation du follicule ovarien, le déclenchement de l’ovulation et le maintien de la production hormonale pendant la phase lutéale. Dans la pratique clinique quotidienne, nous utilisons les dosages de LH pour étudier le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou pour surveiller le risque d’ovulation prématurée au cours de différents traitements de PMA (induction de l’ovulation, insémination intra-utérine ou la FIV).

Figure tirée de Yen & Jaffe’s Reproductive Endocrinology (9e éd., 2024).
Estradiol (E2)
L’estradiol est la principale hormone stéroïde féminine produite surtout par les follicules ovariens. Elle est responsable des caractères sexuels secondaires féminins et de l’entretien de l’appareil génital féminin. Dans la pratique clinique quotidienne, nous utilisons les dosages d’E2 pour vérifier que leurs niveaux sont suffisants (lors des investigations de la périménopause / ménopause, de l’insuffisance ovarienne prématurée) ou pour le monitorage des différents traitements de PMA (induction de l’ovulation, insémination intra-utérine ou la FIV).
Progestérone (P4)
La progestérone est l’hormone stéroïde féminine dominante produite dans la phase lutéale après l’ovulation et en cas d’une grossesse. Elle joue un rôle essentiel dans la préparation de la muqueuse endométriale en vue de l’implantation embryonnaire et du maintien de la grossesse. Dans la pratique clinique quotidienne, nous utilisons les dosages de la P4 pour vérifier indirectement que l’ovulation a eu lieu ou, plus souvent, pour le monitorage des niveaux adéquats de la progestérone lors d’un cycle de transfert d’embryon congelé ou en cas d’une grossesse débutante.
Prolactine (PRL)
La prolactine est une hormone protéique sécrétée par l’hypophyse et impliquée dans la production du lait maternel et de la régulation de l’allaitement. Dans la pratique clinique quotidienne, nous dosons les niveaux de PRL lors des investigations d’une aménorrhée secondaire ou de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
Hormone anti-müllérienne (AMH)
L’hormone anti-müllérienne (AMH) est une hormone glycoprotéique sécrétée par de petits follicules préantraux dans les ovaires. Dans la pratique clinique quotidienne, les dosages de l’AMH sont utilisés très souvent pour évaluer la réserve ovarienne et pour pronostiquer la réponse ovarienne à la stimulation ovarienne au cours d’un traitement de FIV.
Hormones thyroïdiennes (TSH, fT4, fT3, anticorps anti-TPO)
Un bilan thyroïdien est systématiquement demandé dans le cadre d’un bilan initial de l’infertilité. Des troubles thyroïdiens relativement courants comme l’hyper- et l’hypothyroïdie, ainsi que la maladie auto-immune de Hashimoto, peuvent être facilement diagnostiqués et monitorer pendant le traitement de PMA et une grossesse.
